Le journal d’un chien

Ce texte n’est pas de moi. Il circule sur Facebook, et c’est Cyrille qui me l’a transmis. Ben oui, je l’admets, j’ai été touchée !

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Semaine 1 : Ça fait aujourd’hui une semaine que je suis né. Quel bonheur d’être arrivé dans ce monde!

Mois 1 : Ma maman s’occupe très bien de moi. C’est une maman exemplaire.

Mois 2 : Aujourd’hui j’ai été séparé de maman. Elle était très inquiète et m’a dit adieu du regard. J’espère que ma nouvelle famille s’occupera aussi bien de moi qu’elle l’a fait.

Mois 4 : J’ai grandi vite, tout m’attire et m’intéresse. Il y a plusieurs enfants à la maison, ils sont pour moi comme des « petits frères ». Nous sommes très polissons, ils me tirent la queue, et je les mords pour jouer.

Mois 5 : Aujourd’hui, ils m’ont disputé. Ma maîtresse m’a grondé parce que j’ai fait pipi à l’intérieur de la maison, mais ils ne m’ont jamais dit où je devais le faire. En plus je dors dans la réserve… et je ne me plains pas !

Mois 12 : Aujourd’hui j’ai un an. Je suis un chien adulte. Mes maîtres disent que j’ai grandi plus qu’ils ne le pensaient. Qu’est-ce qu’ils doivent être fiers de moi !

Mois 13 : Ce matin, je me suis senti très mal. Mon « petit frère » m’a pris ma balle. Moi je ne lui prends jamais ses jouets. Alors je lui ai reprise. Mais mes mâchoires sont devenues fortes et je l’ai blessé sans le vouloir. Après la peur, ils étaient furieux et ils m’ont enchaîné ; je ne peux presque plus voir le soleil. Ils disent qu’ils vont me surveiller, que je suis un ingrat. Je ne comprends rien à ce qui se passe.

Mois 15 : Plus rien n’est pareil… je vis sur le balcon. Je me sens très seul, ma famille ne m’aime plus. Ils oublient parfois que j’ai faim et soif. Quand il pleut, je n’ai pas de toit pour m’abriter.

Mois 16 : Cet après-midi, ils m’ont fait descendre du balcon. Ma famille m’avait pardonné et j’étais si content que je sautais de joie. Ma queue bougeait dans tous les sens. En plus, ils m’ont emmené avec eux pour une promenade. Nous avons pris la direction de la route et d’un coup, ils se sont arrêtés. Ils ont ouvert la porte et je suis descendu tout content pour aller courir dans la campagne. Je ne comprends pas pourquoi ils ont fermé la porte et sont partis. « Écoutez, attendez ! Vous… vous m’oubliez ». J’ai couru derrière la voiture de toutes mes forces. Mon angoisse a grandi quand je me suis rendu compte que j’allais m’évanouir et qu’ils ne s’arrêtaient pas : ils m’avaient oublié.

Mois 17 : J’ai essayé en vain de retrouver le chemin pour rentrer à la maison. Je suis perdu. Sur mon chemin, il y a des gens de coeur qui me regardent avec tristesse et me donnent un peu à manger. Je les remercie du regard et du fond du coeur. J’aimerais qu’ils m’adoptent et je leur serai loyal comme personne. Mais ils disent juste « pauvre chien, il a dû se perdre ».

Mois 18 : L’autre jour, je suis passé devant une école et j’ai vu plein d’enfants et de jeunes comme mes « petits frères ». Je me suis approché et un groupe, en riant, m’a lancé une pluie de pierres pour voir qui visait le mieux. Une des pierres m’a abîmé l’oeil et depuis je ne vois plus de celui-ci.

Mois 19 : Vous ne le croirez pas, mais les gens avaient plus pitié de moi quand j’étais plus joli. Maintenant je suis très maigre, mon aspect à changé. J’ai perdu mon œil et les gens me font partir à coups de balai quand j’essaie de me coucher dans un petit coin d’ombre.

Mois 20 : Je ne peux presque pas bouger. Aujourd’hui, en essayant de traverser la rue où circulent les voitures, je me suis fait renverser. Je pensais être dans un endroit sûr appelé fossé, mais je n’oublierai jamais le regard de satisfaction du conducteur qui a même fait un écart pour essayer de m’écraser. Si au moins il m’avait tué ! Mais il m’a éclaté la hanche. La douleur est terrible, mes pattes arrières ne réagissent plus et je me suis difficilement tiré vers un peu d’herbe au bord de la route.

Mois 21 : Cela fait dix jours que je passe sous le soleil, la pluie, sans manger. Je ne peux pas bouger. La douleur est insupportable. Je me sens très mal, je suis dans un lieu humide et on dirait même que mon poil tombe. Des gens passent, ils ne me voient même pas, d’autres disent « ne t’approche pas ! » 

Je suis presque inconscient, mais une force étrange m’a fait ouvrir les yeux… la douceur de sa voix m’a fait réagir. Elle disait « Pauvre chien, dans quel état ils t’ont laissé »… avec elle il y avait un monsieur en blouse blanche, il m’a touché et a dit « je regrette madame, mais ce chien ne peut plus être soigné, il vaut mieux arrêter ses souffrances ». La gentille dame s’est mise à pleurer et a approuvé.

Comme je le pouvais, j’ai bougé la queue et je l’ai regardée, la remerciant de m’aider à trouver enfin le repos.

Je n’ai senti que la piqûre de la seringue et je me suis endormi pour toujours en me demandant pourquoi j’étais né si personne ne me voulait.

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Catherine

Illustrations : Dog Paw Print
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9 commentaires pour Le journal d’un chien

  1. erminig dit :

    C’est mali… Je sens que ce texte va me poursuivre toute la journée.
    Maintenant, j’ai envie d’aller faire un tour à la SPA alors que je résiste depuis sept mois.

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  2. laiguilledagate dit :

    Et dire que cela existe vraiment!!!!!!!!!!

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  3. blog123cath dit :

    A chaque fois que je lis ce texte, j’ai les larmes aux yeux. Ils n’ont malheureusement pas tous la chance de Shangai, Elvis, Héline,…. qui eux sont peut-être un peu trop gâté. Mais si ce n’est pas pour les gâter, je pense qu’il ne faut pas en prendre.

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  4. Benji et Cloé viennent de la SPA et on les aime et on les gâte …
    je ne pourrais jamais passer devant un chien malade et souffrant et le laisser là, jamais .

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  5. noellebrode dit :

    J’en ai les larmes aux yeux!
    Bises

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  6. je lie jamais ce genre truc car trop triste et malheureusement on ces que sa ce passe toute le tant quand tu peux pas assumer tu prend pas d’animaux sont con les gens

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  7. chantetal dit :

    J’avais déjà lu cet article et à chaque fois j’ai un noeud au ventre quand je le relis.
    Malheureusement ça se passe encore trop souvent. Une réflexion en ces temps de fête avant de faire ses cadeaux: un animal est un être vivant, ce n’est pas une peluche qu’on abandonne dans un coin quand on n’en n’a plus envie…
    Une caresse à Elvis et Shanghaï et une bonne journée à toi et à Mr Jacques.

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  8. moniques37 dit :

    Trop vrai, hélas!!! J’avais déjà lu ce texte, mais j’en ai encore les larmes aux yeux!!
    Pauvres bêtes qui arrivent en France dans des états lamentables ! Les gens ne sont pas raisonnables de prendre ou d’offrir ces amours, s’ils ne peuvent pas assurer leur bonheur!!!
    Gros bisous à toi et caresses aux petits!

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