Vizille – Le parc du Château (Isère)

lundi 1er août 2011
Voilà une balade qui avait tout pour être sympa mais qui s’est déroulée dans une atmosphère on ne peut plus tendue ! Il faisait trop chaud, et les hommes, après avoir traîné un bon moment à l’entrée du parc pour nourrir les oiseaux, ont ensuite foncé comme s’ils avaient le feu aux fesses… avec pour conséquence que je ne pouvais plus les suivre, tellement mes kilos étaient lourds ce jour-là. Lourds comme l’ambiance.
Heureusement, Véronique est restée près de moi pendant que les autres prenaient de la distance. La pauvre était passée le matin même chez la dermatologue qui lui avait brûlé deux verrues plantaires et quoi qu’on en dise « ça fait mal ! »
On ne peut pas toujours tout réussir. Seul le repas familial  du soir a pu faire oublier l’énervement ambiant !
Aujourd’hui, grâce aux photos, cet après-midi reste un bon souvenir. Et cette ambiance de m**** me fait sourire quand j’y repense !

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C’est Frédéric qui a programmé cette balade dans le parc du Château de Vizille, à une quinzaine de kilomètres de Grenoble. Il voulait faire connaître à Claire cet endroit que nous avons si souvent visité quand les enfants étaient petits. C’est de préférence le dimanche matin que nous allions donner nos restes de pain aux poissons et aux canards, au chant des grenouilles amoureuses.

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Un jour, Frédéric est même tombé dans le grand canal !

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En ce temps là, nous n’avions pas d’appareil numérique, et une photo ratée était une photo tirée et … facturée. Je n’ai pas noté les dates. Dommage !

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La rue Jean Jaurès

Le mur d'enceinte du château mesure 7 kilomètres.

Jet d'eau et décoration florale Place du Centenaire

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NI LE TEMPS NI LES LIEUX
NE PEUVENT LEGITIMER LE DESPOTISME
LES DROITS DE L’HOMME DERIVENT DE LA NATURE SEULE
ET SONT INDEPENDANTS DE LEURS CONVENTIONS.
LA PROSPERITE DE LA PATRIE ETANT LE BIEN DE TOUS
LORSQU’ELLE EST DANS UN DANGER EVIDENT
TOUS SONT TENUS DE LA SECOURIR.
LES TROIS ORDRES DU DAUPHINE
NE SEPARERONT JAMAIS LEUR CAUSE
DE CELLE DES AUTRES PROVINCES
ET EN SOUTENANT LEURS DROITS PARTICULIERS
ILS N’ABANDONNERONT PAS CEUX DE LA NATION.
Déclaration de l’Assemblée

Sur la Place du Château, la statue de la liberté (dite "La Marianne") par Henri Ding. Elle a été érigée le 21 juillet 1888 pour commémorer le centenaire de l’Assemblée de Vizille.

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LE CHATEAU

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Après avoir été un lieu de pouvoir sous l’Ancien Régime avec les ducs de Lesdiguières, le château de Vizille est devenu le « berceau de la Révolution », lorsque l’Asssemblée des trois ordres du Dauphiné s’est réunie dans la salle du Jeu de Paume le 21 juillet 1788 pour réclamer la convocation des Etats généraux. Résidence d’été des Présidents de la République de 1925 à 1960, l’intérieur du château et aujourd’hui consacré au Musée de la Révolution française.

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L'entrée du château

Bas relief avec un poisson et une tête humaine (médiéval).

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LE PARC 

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Il s’étend sur plus de cent hectares (pour comparaison, le parc du château de Chantilly fait cent quinze hectares). Voir plan du domaine de Vizille.

Dans les eaux du Grand Canal nagent d'impressionnantes truites et carpes qui sont aussi à l'affût des morceaux de pains jetés par les visiteurs.

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Comme le château abrite le Musée de la Révolution Française depuis 1984, nous croisons quelques figures historiques dans le parc. Qui sont-elles ?

  • En haut à gauche : Véronique et Marat. Marat figure sur un tableau d’Alfret Loudet avec Robespière et Danton (1882). Voir le tableau ici.
  • En haut à droite : Claire et une dame qui trône au milieu d’une des pièces du musée. Voir photo ici. Mme Lavenir, attachée de conservation au Musée m’en a gentiment transmis le cartel :
Vital Cornu (1851-1927) Jeanne-Marie Phlipon, épouse de Jean-Marie Roland de La Platière, dite Madame Roland (1754-1793). 1899. Modèle en plâtre avec clous de mise au point pour le marbre situé depuis 1927 au square Hamelin à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne). Dépôt en 2000 de la ville de Paris. Inv. MRF D 2000-5. Travaillant depuis les années 1780 aux côtés de son mari, inspecteur des manufactures, à la transformation de la société et de l’économie, Madame Roland, femme de lettres talentueuse, républicaine convaincue, occupa une place centrale dans la vie politique à Paris entre 1791 et 1793. Elle tenait rue Guénégaud un salon patriote, fréquenté notamment par les députés de la Gironde. Jean-Marie Roland de la Platière, qui fut ministre de l’Intérieur en 1792 et 1793, trouvait auprès de son épouse tout l’appui intellectuel et relationnel dont il avait besoin pour tenir le gouvernement de la France dans cette période cruciale. Bien qu’elle soit devenue un symbole des aspirations réformatrices de son époque, Madame Roland, au contraire d’une Olympe de Gouges, ne revendiqua jamais rien en tant que femme. Dépassés par la radicalisation des revendications populaires, Jeanne-Marie Phlipon et son mari ne survécurent pas à la chute de la Gironde. Pendant son incarcération, elle rédigea les célèbres Mémoires qui la placent, avec ses autres écrits, parmi les plus grands auteurs de la Révolution française. On lui prêta au moment de son supplice le 8 novembre 1793 l’apostrophe suivante : “Liberté, que de crimes on commet en ton nom”.
  • En bas à gauche : moi, et surtout un jeune garçon et son chien. Tous deux sont sortis d’un tableau (ici) dont Mme Lavenir, attachée de conservation au Musée m’a gentiment transmis le cartel :
Dominique Doncre (1743-1820) Le juge Pierre-Louis-Joseph Lecocq et sa famille 1791 Huile sur toile. Acquis en 1984 avec l’aide du Fonds régional d’acquisition des musées de Rhône-Alpes. Inv. MRF 1984-263. Lecocq, nommé juge à Arras en 1790, porte le costume officiel de sa fonction. Le motif du chien signifie la capacité d’apprendre dans la tradition  des Pays‑Bas qui inspire l’artiste : ce sont les leçons de la Liberté que les enfants doivent apprendre. Le génie de la Liberté cache les armoiries de Lecocq, conformément au décret de  1790 interdisant les distinctions aristocratiques.
  • En bas à droite : personnages issus du tableau  La Liberté ramenant aux peuples la Justice et la Vertu  de Jean-Jacques Taillasson (Bordeaux, 1745 – Paris, 1809). Voir le tableau ici.

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Quand Frédéric retrouve les gestes du petit garçon qui dort encore en lui.

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Les sources de la Dhuy et de la Reine alimentent l’important réseau de canaux sur lesquels on peut encore apercevoir de remarquables aménagements hydrauliques.

Claire et Frédéric devant la cascade. Cette cascade située à l'extrémité du Grand Canal rappelle les chutes d''eau des jardins de la Renaissance italienne, d'une rigueur moins affirmée que les escaliers d'eau de la Renaissance française.

Véronique et Laurent

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Les arbres remarquables

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Environ vingt-cinq espèces d’arbres séculaires sont répertoriées de l’entrée du château à la tour d’observation.

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Laurent est content de nous expliquer la ville où il a grandi. Quand il était petit, cet arbre n'était pas ceint. Il s'appelait "l'arbre des mariés" et était la vedette des plus jolies photos de mariage des vizillois.

Même si Claire n'est pas très grande, cette photo laisse imaginer l'immensité de ce tulipier.

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Les oiseaux sauvages

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Cygnes, oies cendrées, canards, poules d’eau et bernaches se laissent approcher… pour obtenir un peu de pain.

D’autres oiseaux comme des hérons, des aigrettes ou des martins pêcheurs fréquentent aussi les eaux du parc, mais en ce lundi de vacances, nous n’en avons pas vu.

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Les fleurs

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Il y a les fleurs des massifs cultivés qui ponctuent le parc.

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Dans le parc champêtre de presque vingt hectares, les fleurs sauvages se développent grâce à la protection de l’homme. La cueillette des fleurs, les pique-niques, les feux, les vélos et… les chiens sont interdits dans l’enclos du parc, pour la protection de la flore et de la faune.

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L’ancienne pisciculture

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En 1831, Adolphe Périer fait établir une pisciculture au sein du parc et y acclimate truite, saumon, omble chevalier et lavaret.

Les anciens bâtiments et bassin de cet ouvrage fermé en 2004 accueillent aujourd’hui les jeunes anatidés (oiseaux aquatiques palmipèdes comme les cygnes, les bernaches ou les canards) avant qu’ils ne rejoignent le parc.

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Le jardin des sculptures

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Voir le site de Jacques Durand, artiste plasticien.

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Jean Rosset est né le 31 octobre 1937 à Sainte-Agnès (Isère). Issu d’une famille d’agriculteurs de l’Isère, il est obligé de travailler à la ferme. Pendant ses loisirs, il sculpte des bâtons.

Après avoir essayé la peinture, il réalise des sculptures en bois dont certaines pèsent près de deux tonnes et mesurent près de trois mètres. Il travaille à la tronçonneuse, en tenant compte de la courbe des fibres ou de l’excroissance d’une nodosité. Il donne à ses personnages des expressions intenses, aux bouches immenses ouvertes sur un cri.

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La volière

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Les paons attirent toujours beaucoup de monde. Aujourd’hui, ils sont amorphes. Des plumes traînent dans la volière, malheureusement inaccessibles. Les paonnes crèvent de chaud comme nous. Dépourvues de couleurs vives, elles ne sont que de belles dindes portant une crête de plumes !

Véronique, fais attention de ne pas te faire agresser par une oiselle qui t'aurait prise pour un beau mâle !

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Tous admirent le paon. Alors les oiseaux disent : « Mais regardez ses pattes, et écoutez sa voix ! »

Proverbe japonais

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L’enclos de vision

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A quelques pas de la Maison de l’apiculture se trouve un enclos de vision permettant aux personnes à mobilité réduite ne pouvant se rendre à l’extrémité du parc champêtre d’observer les espèces principales de cervidés de la réserve animalière. C’est là que j’ai pu admirer ce faon de tout près. A-t-on jamais vu oeil plus doux ?

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La réserve animalière

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Il faut aller jusqu’à la tour d’observation pour avoir la chance d’observer le grand gibier en liberté. La réserve s’étend sur quarante hectares et abrite deux-cents cervidés.

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A la fin de la promenade, je décide d’affronter l’escalier Créqui.

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.Quoi ? 

Personne ne me suit. Ils restent tous assis à l’ombre du grand cèdre du Liban.

Les marches sont difficiles à monter sous un soleil de plomb, mais chacune d’elle me permet de découvrir le jardin à la Française au milieu duquel la statue d’Hercule, la Roseraie, le Grand canal… sous un angle différent.

Ils 

ne 

savent

pas

ce

qu’ils

ont

perdu !

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Les jardins, la roseraie et le grand canal

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Les parterres réguliers, taillés avec précision, soulignés de buis et d’ifs utilisent le vocabulaire typique des jardins de la Renaissance française : broderies, compositions florales simples et topiaires.

Au coeur de la roseraie, l’Hercule Lesdiguières, copie en bronze d’un original italien du XVIe siècle (actuellement au Musée de Grenoble). Une autre copie est au Jardin de Ville à Grenoble.

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Façades, balustres, portes et fenêtres

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Voilà, c’est fini. Avant de redescendre, une dernière photo :

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Sites à visiter :

Les renseignements qui illustrent mes photos sont fournis dans les brochures touristiques offertes à l’entrée du château.

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La promenade est finie. L’ambiance est lourde… et j’ai tous les torts, comme d’hab’.

Heureusement, une savoureuse fondue bourguignonne nous réunira autour de la même table (même Cyrille sera là).

Rien de tel qu’un bon repas pour oublier les tensions !


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7 commentaires pour Vizille – Le parc du Château (Isère)

  1. noellebrode dit :

    Merci pour cette belle balade et pour ta carte arrivée à bon port…
    Bises

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  2. evitextiles dit :

    Merci d’avoir pris le temps de partager le meilleur de ta promenade …
    Les « jours lourds » ça arrive dans les meilleures familles … :-)) ne gardons que le meilleur
    Bisous
    A+ ici ou ailleurs …

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  3. chantetal dit :

    Quelle jolie balade et quel beau reportage. On a l’impression d’être à tes côtés et de parcourir ce magnifique parc.
    Mais on ne se fatigue pas sous le soleil à monter ces superbes escaliers, on se contente de notre canapé.
    Je n’y ai pas vu d’ânes mais mon idole de ma jeunesse et de toujours m’a fait un petit clin d’oeil.
    A la prochaine balade virtuelle.
    Amitiés.

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  4. laiguilledagate dit :

    Superbes photos! Merci pour la balade!Cela fait du bien au moral!

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  5. erminig dit :

    ça c’est du reportage ! Je ne me demande pas à quoi tu as passé ton dimanche…
    Ce château est magnifique, l’escalier spectaculaire… mais comme je n’aime pas monter les marches je préfère la demeure de M. le Comte !

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  6. lecracleur dit :

    grosse fatigue apres une telle promenade à savoir que pour les verrues en pharmacopée traditionnelle on utilise la sêve décapante et acide de la grande eclaire où herbe aux hirondelles(chelidonium majus)

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  7. Ping : Le musée de la Révolution Française à Vizille (38) | 1, 2, 3 … Catherine !

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